Zoom sur les 7 principales causes d’impayé traitées par la Centrale de Recouvrement des Créances ‘’CRC’’

Une analyse menée sur un échantillon de 1200 dossiers de recouvrement confiés à la Centrale de Recouvrement des Créances a permis d’avoir un diagnostic sur les différentes situations d’impayés rencontrées par nos client. Quels que soient le secteur d’activité, la prestation vendue et la typologie des intervenants, nous sommes toujours confrontés aux mêmes situations. Quelles sont ces principales causes de défaillance ? Zoom sur ces situations et les stratégies de recouvrement appropriées.A travers une analyse discriminatoire de cet échantillon de dossier, nous avons pu distinguer 7 typologies de causes :

 

Le débiteur négligeant

Il s’agit probablement de la situation la plus facile à traiter, qui nécessite simplement de la part du créancier un suivi rigoureux de ses encours clients. Une relance téléphonique suffit généralement à rappeler au débiteur le montant et l’échéance de sa créance. Reste ensuite à suivre le règlement de la créance et ne pas abandonner son client si de nouvelles relances s’imposent.

 

Le débiteur injoignable

Dans cette situation, cette attitude d’évitement est synonyme de futur défaut de paiement notamment si la structure du débiteur est petite. La procédure d’investigation doive être engagée afin de joindre le débiteur le plus rapidement possible.

 

Un processus de facturation peu maîtrisé

La validation des factures dans les grandes entreprises est parfois tellement long et compliqué que les règlements sont systématiquement émis avec retard, ou simplement bloquées. Une bonne compréhension de ces étapes de validation en amont et à l’occasion du négociation du contrat commercial peut éviter les nombreux allers-retours.La mise en place d’un processus de facturation et de règlement est de nature à prévenir le créancier contre ses risques et constituer un support juridique fiable et déterminant dans la poursuite des procédures judiciaires.

 

Le débiteur en difficulté financière

Il s’agit d’une stratégie déployée assez fréquemment par les débiteurs afin de reporter le paiement de leurs créances sans subir les conséquences des poursuites judiciaires.Négocier un arrangement de règlement moyennant le cas échéant un abattement des intérêts de retard semble alors inévitable.

Le débiteur de mauvaise foi

Tous les prétextes sont avancés pour repousser le paiement. Un chéquier égaré, un signataire systématiquement en déplacement, une demande de rappel à la fin du mois, une vente immobilière encours, un virement attendu… sont autant d’arguments soutenus par un débiteur de mauvaise foi. Le mail peut alors être le meilleur moyen pour mettre son interlocuteur devant ses contradictions. Imposer une confirmation de la promesse de paiement par mail et accuser réception aussitôt mettront la pression à votre contact. Si la mauvaise foi émane du premier responsable, l’ouverture des procédures judiciaires s’impose pour forcer le paiement.

Créance contestée légalement

La négociation semble inévitable. Le premier responsable du créancier doit prendre part à cette négociation pour être la plus profitable possible. Une remise commerciale, une prestation additionnelle offerte sont à envisager. En cas de blocage, le soutien d’un service juridique en interne ou externe peut s’imposer pour limiter la perte.

Le refus manifeste abusif

Le créancier se trouve dans cette situation face à deux possibilités. Accepter de négocier un arrangement partant du principe qu’un ‘’mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès’’, ou entame rune procédure judiciaire à l’encontre du débiteur.

En conclusion et bien qu’il existe sans doutes d’autres causes qui peuvent déroger à cette catégorisation, il nous semble que la majorité des causes rentrent dans cette typologie et nous restons ouvert à vos éventuelles remarques pour enrichir cette typologie et partager vos expériences.

La Centrale de Recouvrement des Créances
Service Audit & Reporting
13/09/2017

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